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La Prise de la Bastille : le départ de Necker, voulu par la noblesse, le 11 juillet 1789 était-il vraiment son augure ?

Promenade culturelle à Paris, la Révolution Française avec Calliopée - Art & Culture

Jacques Necker a été un des derniers ministres de Louis XVI. Son renvoi provoque dans la population française, un émoi sans précédent. Son départ a eu les pires effets dans le pays, déjà bien secoué par les crises multiples et incessantes. Nommé le 25 août 1788, et n’ayant de cesse que de vouloir réformer la royauté, son éviction pousse les Parisiens à prendre les armes le 14 juillet 1789, lors de la prise de la Bastille.

Promenade culturelle à Paris, la Révolution Française avec Calliopée - Art & Culture

Rappelons qu’à l’époque trois ordres forment le paysage socio-économique et politique de la France. La noblesse, le clergé et le tiers état. Cette dernière classe, la plus modeste est celle qui renfloue les caisses de l’état, plongé alors dans une crise financière sans précédent. Car c’est dans la collecte de l’impôt perçu auprès de familles les plus modestes que le tiers état puise cet argent.

A bout de souffle le tiers état conteste l’autorité de Louis XVI, l’obligeant à réagir. En mai 1789, les trois ordres se réunissent afin de trouver une solution pour sortir de la crise et échapper au pire. Tout au moins, c’était l’objectif resté un vœu pieux ! Du tiers état, retenons la citation de l’abbé Sieyès qui le résuma ainsi : « Qu’est-ce que le tiers état ? Tout. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? Rien. Que demande-t-il ? À être quelque chose. »

Necker soutien l’idée que le tiers état doit être représenté aux états généraux et ce au prorata de son importance démographique sur le territoire français, en s’opposant à la représentation égale des trois ordres dans cette assemblée. Vous l’aurez deviné, la noblesse et le clergé ont vu cette approche idéologique comme pure trahison et voient en Necker un traître. Cette prise de position exposée ouvertement fait donc de Necker l’ennemi numéro un.

C’est ainsi que la noblesse, très minoritaire tout comme l’est le clergé, fait pression sur Louis XVI pour le renvoi de son ministre des finances. Le roi accepte et demande à son ministre de quitter secrètement Versailles et de se retirer en Suisse, son pays natal !

Ce n’est que que le 12 juillet, le lendemain matin que le renvoi est connu. Paris fut consterné, le Palais royal frémit, la Bourse se ferma, les spectacles furent suspendus et dix mille brigands armés se déchaînèrent dans les rues. À un jour, alarmant, succéda une nuit plus effrayante encore, puisqu’à la douleur d’avoir perdu Monsieur Necker, se joignait, la crainte qu’inspirait ces brigands. Le tocsin sonnait de tous côtés ; on commençait le pillage de quelques maisons. Les marchands n’osaient ouvrir leur boutique, les ateliers furent désert, et la ville était déjà inhabitable lorsque les bourgeois, pour se défendre, prirent tout à coup les armes au lieu de recourir au roi, ce défenseur de l’État, qui ne peut refuser ses troupes aux villes et dont les villes ne peuvent refuser les troupes.

Le 12 juillet, il est midi quand dans le jardin du Palais-Royal, le coup du petit canon part pour donner l’heure aux Parisiens. Un véritable branle-bas s’installe dans toute la ville ce jour-là et les jours qui suivent jusqu’au 14 juillet.

Promenade culturelle à Paris, la Révolution Française avec Calliopée - Art & Culture

L’aube du 14 juillet se lève. Un fourrier, des gardes-francaises, nommé Labarthe, crie : – Il y a des armes à la Bastille ! Une immense clameur, lui répond à la Bastille : – À la Bastille, À la Bastille ! Et la foule, un milliers d’individus, composé de parisiens, et de quelques gardes-francaises mutinés, prend le chemin du faubourg Saint-Antoine. Ils sont certains de trouver des armes ! Trente mille fusils, en effet, y ont été entreposés.

Vous êtes désireux d’en savoir plus sur l’histoire de cette prise de la Bastille qui a fait une grande partie de l’Histoire de France, nous vous invitons à suivre notre muse durant la promenade culturelle à Paris : L’Histoire de la Révolution française.

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